Étiquettes en Cuir végan

Cela fait bien longtemps que je n’avais pas fait de tests pour ce blog, et pourtant, j’adore ça ! J’ai donc testé le Snap Pap ou cuir végan en long et en travers pour fabriquer des étiquettes pour mes créations. Y’a pas mal de tests, alors je commence tout de suite…

Qu’est-ce que c’est que cette bête-là?

En gros, c’est un papier lavable à coudre. Il est fabriqué à partir d’un mélange de cellulose et de latex, 100% végan.

Je trouve l’appellation “cuir” un peu exagérée, même s’il est indéchirable (vraiment?). Ce n’est pas demain qu’on mettra des chaussures fabriquées dans cette matière!

Il est lavable en machine, et facile à coudre (même s’il faut être attentif, car chaque trou est marqué définitivement). Étant non-tissé, on peut laisser les bords bruts, ce qui en fait une matière idéale pour réaliser des étiquettes. D’abord plutôt rigide et lisse, il devient un peu plus rugueux après lavage, avec un aspect qui rappelle celui du cuir. Il existe en plusieurs couleurs naturelles, mais j’ai lu quelque part qu’on pouvait le teindre.

L’industrie utilise déjà une matière similaire pour réaliser les étiquettes de jeans. C’est justement ce qui m’a intéressée dans mon activité de créatrice de sacs en jeans upcyclés.

Pour mes tests, j’ai utilisé du Snap Pap classic que j’ai acheté chez Snaply. Il existe aussi un produit similaire appelé Vegatex chez Rascol que je n’ai pas essayé.

J’utilisais déjà cette matière pour certaines étiquettes de mes sacs que je fais faire par un prestataire externe. J’avais envie de plus de variété et de plus de flexibilité pour moi.

À partir de maintenant, je ne vais plus utiliser que l’appellation Snap Pap puisque c’est ce produit que j’ai testé.

L’impression

Imprimer le Snap Pap

Il faut croire que je suis encore très naïve parce que je pensais qu’imprimer le snap pap serait super simple (je ne pensais pas écrire d’article sur le sujet non plus).

Ben non.

Aucune de mes 2 imprimantes (jet d’encre ou laser) n’a accepté de l’entrainer. Le snap pap fait environ 360 g/m², après recherche des spécifications de mes imprimantes, le maximum est de 291 g/m². Bref, c’est trop épais et de loin.

J’ai essayé plusieurs fois, en rusant avec du papier plus fin pour démarrer l’entrainement. J’ai réussi à imprimer des morceaux de feuilles A4 avec ma jet d’encre. L’idée, c’était d’imprimer puis de découper avec ma Caméo. Vu que je n’ai jamais réussi à imprimer les repères du scan’n’cut, ça ne pouvait pas marcher.

Autant l’imprimante jet d’encre a fait un petit effort, autant l’imprimante laser n’a rien voulu savoir.

J’ai réussi à faire quelques petites étiquettes que j’ai découpées aux ciseaux (à l’ancienne!). J’ai essayé de fixer l’encre au fer : fer en position coton, sans vapeur, pendant 20 secondes et après, en machine!

Après fixation au fer pendant 20 secondes
Après un lavage à la machine à 40°C

Visiblement, je n’ai pas trouvé le bon réglage, puisque l’encre a quasiment disparu, seules les parties les plus foncés sont encore un peu visibles. De toute façon, ça ne change rien pour moi, puisque je ne peux pas le passer sereinement dans l’imprimante.

Utiliser du flex :

Ça colle plutôt bien. En écrivant cet article que je n’ai pas testé la résistance au lavage. Ça va venir.

Le flex ne permet pas de faire des choses très fines à l’échelle que je souhaite. Mais c’est quand même pas mal.

Utiliser du papier transfert :

Ce n’est pas un test que j’avais envie de faire. Je doutais.

J’ai utilisé du transfert pour tissu clair afin de garder la couleur du matériau. Par rapport à un transfert sur tee-shirt par exemple, on a l’impression que c’est vraiment collé plus intimement. Le Snap Pap prend juste un aspect légèrement satiné. Je l’ai découpé à la main, c’est plutôt pas mal. Je pense qu’il aurait été possible de le découper au plotter sans problème…

Effectivement, c’est joli une fois cousu… mais le lavage laisse quand même quelques traces.

L’aspect cuir apparaît après lavage / aspect non lavé
Avant et après lavage sur la même photo

Après un premier lavage et séchage, on peut déjà voir qu’il y a une sorte de voile blanc qui s’est formé. C’est bien dommage, parce que je trouvais ça très encourageant.

La Découpe

Avec la Silhouette Caméo

Bizarrement, ça s’est plutôt bien passé (j’ai toujours une appréhension, parce que j’ai eu des super galères de découpe avec la Caméo)

À partir du moment ou le grip du tapis d’entraînement est encore bon, il n’y a pas de soucis. J’ai utilisé les paramètres pour Papier effet bois avec l’autoblade, ce qui marche plutôt bien.

Évidemment, comme il s’agit de fibres très serrées, la lame s’abîme très vite et la découpe devient moins nette, notamment dans les angles. C’est toujours le même problème avec les plotters de découpe.

J’ai fait pas mal d’essais que je trouvais sympa, donc je vous ai (presque) tout mis !

La gravure et la découpe Laser

Finalement, pour compléter ce test, je suis montée en gamme en installant un graveur laser dans mon atelier.

Là, c’est clairement le top du top.

Alors effectivement, la gravure est en nuances de brûlé, mais quand on cherche à faire une étiquette monochrome, découpable, cousable, lavable et durable, c’est plutôt un bon compromis.

Le seule bémol est pour moi, le temps de réalisation qui est assez long, puisque le graveur travaille ligne par ligne pour les aplats. Les traits fins sont plutôt rapides, comme la découpe. Ce temps est en grande partie lié à la puissance de ma machine qui est plutôt faible par rapport à ce qui se fait sur le marché actuellement.

Il m’a fallu plus de 2 heures pour graver cette planche d’étiquettes!
À l’intérieur de l’un de mes sacs

Conclusion

Il reste encore plein de choses à tester : les feutres, les tampons et certainement des trucs auxquels je n’ai pas pas pensé.

Pour moi, le snap pap est une matière très intéressante pour tous les amateurs de couture créative. Il peut servir en appoint, en renfort d’œillet, en coin, en appliqué, bref, les applications sont multiples. C’est à mon avis une matière à avoir en réserve dans sa mercerie!

À bientôt!

A la soupe

Après la pause sandwich d’il y a quelques semaine, me voici de retour dans la cuisine, puisqu’aujourd’hui, je vous ai préparé un tablier en coton vert (assorti à ma cuisine à moi!)

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Petite scène champêtre

Mes livres de cuisine ne s’accordaient plus aussi bien avec le reste. Il leur manquait une touche de vert… et de vache.
J’ai recouvert un vieux classeur avec du tissu vert à carreaux.

J’ai fait l’acquisition de deux feutres pour le tissu, saumon et noir et j’ai passé une petite soirée à dessiner des vaches sur des morceaux de tissu blanc. Je vous épargne les différentes étapes, mais c’était assez rigolo à faire.

Je voulais trouver mon motif à moi, j’ai donc commencé par faire des esquisses de tête… et comme je suis d’humeur taquine ce soir, je vais vous montrer un aperçu de ces choses qui n’ont de vaches que les taches blanches et noires.

Je précise que je vis en Normandie au milieu des champs et des pommiers…

esquisse-vache2

J’ai dessiné des tas de vaches sur papier puis sur tissu et j’en suis arrivée à celle-là:

vache-tissu

J’ai trouvé les feutres pour tissu très efficaces et d’un aspect très pro après fixage au fer à repasser sous une feuille de papier.
Ma petite vache était dessinée, je suis passée au reste de la couverture.

J’ai peint le fond avec de la peinture pour tissu en faisant des formes d’herbe vert foncé et quelques reflets moirés. J’ai fixé la silhouette de ma vache avec un couture à la machine noire.
J’ai terminé par un appliqué de tissu vert uni, en forme d’herbe décalée par rapport au plan précédent. J’ai rajouté aussi quelques reflets moirés.

vache-01

vache-02

Quelques lettres au pochoir, la couture des rabats et voilà une scène champêtre où ranger mes petites recettes. (et toujours ce style enfantin qui semble être la Bab la bricoleuse’s Touch)

Pomme Pomme Pomme

Une fois n’est pas coutume la créa d’aujourd’hui est une commande de la part de mon neveu, David. Graphiste de profession (à la recherche d’un emploi actuellement) , il m’a demandé de lui coudre une housse pour le moniteur de son ordinateur Aple().
Le garçon est du genre perfectionniste, alors il m’a directement envoyé le pdf de ce qu’il souhaitait.

C’est à cause de lui en fait, que je me suis mise à faire des appliqués…
Une autre première pour moi était l’utilisation de feutrine. Les couleurs choisies: gris clair et gris foncé (ce qui me donne soudain l’envie urgente de me replonger dans un album de Goldman de mon adolescence)
Il voulait le logo Ap*le sur la housse (c’est pas joli de contrefaire, mais c’est un exemplaire unique, à usage totalement privé).

Voici donc ce que ça a donné:

pom02

 

J’ai donc réalisé la housse suivant les instructions…

pom01
et j’ai aussi réalisé la housse de la housse (ça devient compliqué tout ça!)

pom03
Puisque je m’éclatais à faire mes premiers appliqués, je me suis essayée à un autre logo, celui de mon neveu, DP, sur un étui à lunettes.

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Et oui, nous sommes tous bigleux dans la famille!

La Saison des Hibiscus

L’album-photo

Après avoir réalisé les petits vêtements en appliqué sur le fil à linge, j’ai eu envie de m’attaquer à  un vrai motif floral.
J’ai fouillé un peu sur la toile… j’ai trouvé une police de caractères avec des tas de motifs d’hibiscus.

De cette police, j’ai tiré ce motif :

motif-hibiscus

Avec ça, j’ai recouvert un album photo de la même façon que pour mes livres de cuisine.

Je ne sais pas comment ils se débrouillent pour créer des albums photos, mais ils ne me plaisent jamais, que ce soit les feuillets intérieurs ou la couverture. Celui-là ne me plaisait pas plus que les autres, hormis l’intérieur : tout noir, pas de pochettes plastiques et des feuillets de calques, à l’ancienne.
Tout l’extérieur est en rose (un chemin de table en soldes qui j’avais acheté surtout pour le tissu), et l’intérieur en noir. J’ai utilisé un reste du tissu de mon canapé, qui grâce à ses rayures, fait un rappel de la vraie couverture jaune orangé.
Je vais avoir de l’occupation pour les longues soirées d’hiver… le remplir!

La housse de coussin :

Ça faisait longtemps que j’avais envie de donner un peu de peps à mes petits coussins de canapé. Ce motif d’hibiscus en était l’occasion parfaite. Je l’ai mélangé avec un zeste de pop-art. De quoi réchauffer l’hiver prochain, me faire rêver à des îles ensoleillées…