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Ma Table Basse

Cette table est la deuxième de sa lignée.

J’avais créé la toute première comme prétexte afin de réaliser ma première mosaïque. J’avais bien galéré pour la menuiserie (c’était mon premier essai grandeur nature) et mon manque d’expérience en mosaïque m’avait conduit à un résultat que je jugerais désormais décevant. D’ailleurs, j’ai détruit cette mosaïque et même si cette table existe toujours, son mérite principal est d’être d’une solidité à toute épreuve. Je m’en sers maintenant souvent comme support pour bricoler d’autres choses en menuiserie. Vous pouvez danser sur le plateau, elle ne bouge pas.

Pour le deuxième essai, j’ai réussi à éviter certains écueils. J’avais trouvé une technique qui permet de coller tous les morceaux en une seule fois. Elle permet d’avoir une épaisseur de colle homogène et de faire une mosaïque plus plane. Depuis, ma technique a encore évolué et vous pourrez tout savoir en cliquant ici.

Côté menuiserie, j’ai été mal inspirée. Je n’ai pas choisi le pin comme je le faisais d’habitude, mais un bois exotique (du samba, je crois). Je n’ai pas autant fignolé l’aspect bois… ni la solidité. J’ai trop fait confiance à la colle et cette table est assez instable. On peut s’asseoir dessus sans problème, mais y’a du jeu. Il faut dire que j’attends d’être “arrivée” dans ma future maison avant de la fixer définitivement, ce qui est bien pratique pour la transporter. Les plateaux sont très lourds, j’avais calculé un poids total de 18 kg.

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Bref, mieux que la précédente, mais y’a encore de la marge. Ne le dites à personne, mais j’ai encore envie d’en faire une autre, avec une structure en métal cette fois. Il faut juste que je me familiarise avec le matériau… ce n’est pas prêt d’arriver!

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Un petit conseil pour ceux qui ne bricolent pas beaucoup et qui auraient soudain envie de s’y mettre. Y’a un truc que j’ai appris au cours des années, c’est d’essayer avant. Par exemple, pour le projet Némo, j’ai fait une première tentative de fixation d’une tôle sur un bois de forme arrondie, une structure en miniature conforme à ce que je voulais. J’avais même prévu une plaque de tôle un peu plus petite juste pour ça. Je n’aime pas ce genre de surprises. Les matériaux coûtent souvent cher, c’est dommage de rater son coup à cause de son manque d’expérience. On peut toujours faire mieux et apprendre de ses erreurs. Plus qu’hier et moins que demain (même si je ne suis pas sûre que c’était de bricolage dont cette phrase parlait).

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Ma petite histoire avec la Mosaïque [1]

Au départ, il y a la photo d’une mosaïque en faïence que je n’ai jamais terminée…

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Sur cette photo, vous ne voyez que la partie complète avec ce gros poisson jaune qui est mon premier vrai motif en mosaïque.
J’avais commencé sans aucune technique.

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La toute première mosaïque que j’ai réalisée était faite des carreaux de faïence que je cassais au marteau et avec une pince coupante classique.
Ce système avait trois défauts:
– les morceaux avaient des angles très aigus et coupants,
– les morceaux étaient de taille très aléatoire
– les coups de marteaux provoquaient des éclats sur la faïence, ce qui causait beaucoup de déchets.

J’avais aussi un problème de disparité d’épaisseur:
– je n’avais pas pensé que les carreaux n’étaient pas tous systématiquement de la même épaisseur, puisque j’avais récupéré des carreaux de 3 à 7 mm. D’ailleurs, c’est mathématique, plus le carreau est épais et plus il est difficile à couper… des carreaux de grès de 7mm, c’est l’enfer!
– j’utilisais de la colle carrelage classique et je collais au fur et à mesure. C’est une colle qui durcit vite et ça faisait des pâtés dans tous les sens.

J’ai quand même réussi à faire un premier plateau d’un table basse qui m’a suivi pendant presque 5 ans …

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Ça a été ma toute première fabrication de meuble (en taille réelle) et je me souviens encore très bien du jour où j’ai fait les achats pour la fabriquer (le lendemain de mes écrits de diplôme d’état). La photo est assez mauvaise : je l’ai bidouillée à partir d’une photo du négatif.

La maman d’un ami qui faisait de la mosaïque dans un club m’a alors fait passer une pince japonaise… et mes premiers problèmes ont disparus, puisque je pouvais couper les morceaux à ma guise sans transformer la réalisation en puzzle.

Je l’ai donc utilisée pour créer ce poisson…après une demi-douzaine de dessous de plat et une friteuse transformée en cache-pot.
Je me suis arrêtée en cours de route, parce que le problème de la colle et des épaisseurs était toujours là (et que j’ai aussi manqué de temps à cette époque!)

Elle m’a ensuite fait passer des émaux de Briare, des petits carrés de 2,5 cm de côté sur 2mm d’épaisseur. Un grand changement pour moi : une plus grande palette de couleurs (sans être tributaire des couleurs à la mode dans l’ameublement) et surtout le collage avec de la colle à bois prise rapide toute simple.

(à suivre…)