La Serre à Tomates

J’ai été élevée aux légumes du jardin.

Mon père en avait un magnifique: il cultivait quasiment tous nos fruits et légumes autant par plaisir que par souci économique. J’en garde des tas de souvenirs de cueillette en douce de fraises pas toujours mûres, de corvées d’épluchages de haricots verts et de petits pois au soleil couchant, de pêches ou de prunes que je mangeais cueillies dans l’arbre avant de jeter le noyau au hasard dans le jardin.

J’essaie de faire un peu de jardinage moi aussi, mais je n’ai ni sa passion, ni le temps nécessaire (ce blog est chronophage).

Mon compagnon Maieh non plus: c’est Franklin la tortue (le robot tondeuse) qui gère désormais la pelouse tandis que l’homme de la maison manie le coupe-bordure et le sécateur.

Je me cantonne à des choses simples: mesclun, salades, radis, un pied de courgette, 2 – 3 pieds de melon, une planche de fraisiers… nettoyer mon massif de fleurs, mes rosiers et mon jardin d’aromatiques.

Jardin miniature

Pour le reste, nous avons notre petit verger: un pommier qui ne rapporte pas encore, 2 poiriers (Comice et Conférence), un prunier, 3 pêchers, un kiwi solo, 2 pieds de rhubarbe, des framboisiers et 5 myrtilliers.

Et puis, y’a les tomates pour lesquelles nous avons construit une serre. Ici, dans la baie du Mont Saint-Michel, à une dizaine de km du littoral, l’été peut être capricieux, voire se faire attendre jusqu’en septembre.

Je plante donc mes pieds de tomates sous serre dès le début du mois d’avril en espérant en manger dès la mi-juillet.

Nous avons construit la serre en respectant un cahier des charges tout simple:

  • moins de 5 m² pour éviter d’avoir des soucis avec les impôts. C’était facile: les lambourdes faisaient 2 mètres de long.
  • Maieh a demandé expressément à pouvoir y tenir debout: ce qui s’est avéré plutôt utile vu l’année dernière où nous avons eu un pied de tomates cerises jaunes particulièrement productif et exubérant.
  • un petit toit en pente pour guider la pluie vers l’extérieur.
  • une structure résistante au vent: le souvenir de l’abri de jardin en métal de mes voisins en train de faire des sauts de cabri sur ma pelouse en plein juillet m’a laissé une forte impression.

La fabrication a été hyper simple, les morceaux sont tenus avec des tire-fonds. La structure a été construite en lambourdes de pin auto-clavé.

Ce qui m’inquiétait le plus, c’était les tempêtes en période de grandes marées. Nous voulions éviter une trop grande prise au vent. La structure a été fixée au sol par 6 piquets à enfoncer de 25 cm. (pourquoi 6? j’en avais utilisé 2 ailleurs)

Pour la recouvrir, nous avons utilisé de la bâche armée: solide mais aussi capable de céder si le vent est trop violent. Cet automne, elle a cédé, nous avons donc refait toute la surface il y a quelques jours. Elle n’est pas intégralement recouverte : nous avons laissé une ouverture en hauteur pour permettre l’aération et éviter le mildiou..

Nous en avons profité pour faire un ajout de compost au sol qui a tout de suite été paillé avec un géotextile.

Dès le début, nous avons aussi investi dans un système d’arrosage automatique goutte-à-goutte. Maieh a enterré une gaine jusqu’à la serre où nous avons passé un tuyau d’arrosage, avec un minuteur programmable, et dans la serre un réducteur de pression et des têtes d’arrosage goutte-à-goutte à chaque pied. L’arrosage est programmé tôt le matin et en soirée à la fraîche, que nous soyons là ou pas.

Au final, il ne me reste plus qu’à surveiller: enlever les gourmands, tailler s’il le faut, vérifier la température. Si tout se passe bien, nous mangerons des tomates cet été.

Quelques photos de l’été 2018 au jardin :

Nous avons commencé à manger nos tomates vers la mi-juillet. Voici une partie de la récolte en septembre :

tomates-mi-septembre

Appétissantes, non?

6 réflexions au sujet de « La Serre à Tomates »

  1. Bravo et merci!

    1. De rien…

  2. Décidément tu excelles dans tous les domaines. Ce pourrait être énervant si l’admiration ne prenait le pas. tu es vraiment une fille formidable !!!

    1. C’est super gentil mais je ne réussis pas tout, heureusement… Merci pour le compliment. Je n’en demandais pas tant!

  3. Si, si…tu finis par tout réussir, tu fais des erreurs, tu corriges, tu persistes…. tu laisses en plan mais tu y reviens même si c’est beaucoup plus tard. Je me trompe ?

    1. Ça arrive en effet…

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