La presse d’établi

Je ne pensais pas écrire cet article, mais j’ai résolu un problème qui m’enquiquinait depuis longtemps il y a quelques semaines et j’ai pensé que cela pouvait être intéressant à partager (ce sera à la fin de l’article, évidemment!)

Quand on commence à fabriquer des sacs, il y a un moment où on est obligé de se confronter à la bouclerie et aux accessoires à poser, parce que c’est ce qui donne un aspect plus professionnel et fini aux créations.

Avant, j’utilisais un marteau. Le marteau, c’est facile, c’est pas cher et tout le monde (ou presque) en a un.

la prunelle de mes yeux : le marteau du CAP de sabotier de mon papa (1947)

Cependant, le marteau pose plusieurs problèmes :

  • Il est bruyant.
  • Il n’est pas précis : suivant l’angle de frappe, on peut vite abimer un rivet ou un œillet.
  • Même en tapant comme une forcenée, la fixation n’est pas toujours optimale.
  • Je ne parle même pas des poinçons qui s’abiment en un rien de temps

Présentation de la presse :

Acheter une presse d’établi a été un de mes premiers investissements de future entrepreneuse.

J’ai choisi une presse N3 chez Déco Cuir, une entreprise basée près de Nantes.

J’ai choisi cette presse à cause de son bras, je me suis dit que ça me rendrait service pour aller poser des accessoires dans des endroits un peu compliqué. Pour l’instant, le cas ne s’est pas présenté.

Le budget

Il faut compter un budget de 90 à 160€ pour la presse suivant les modèles. Je conseille de la prendre avec le socle en bois, sauf si vous savez déjà où vous allez l’installer. Le socle en bois est très pratique pour ranger les accessoires, même si à mon avis, il manque de trous (j’en ai ajouté plusieurs).

Question budget, il faut aussi penser aux jeux de pose, puisque par exemple, chaque taille de rivet nécessite un jeu spécifique.

Financièrement, on est loin du marteau, mais il faut se dire qu’une presse, ça dure toute une vie, ce qui est aussi le cas du marteau, je vous l’accorde.

L’installation de la presse

Quand j’ai reçu ma presse, je l’ai posée sur la table et j’ai voulu la tester. Grossière erreur!

Non, vous ne pouvez pas la poser sur votre bureau et poser des rivets comme ça. C’est un outil de force, elle a besoin d’être fixée solidement et solidairement à quelque chose qui ne bouge pas. Quand on tire sur la poignée, ça dépote!

Les serre-joints peuvent être une alternative, mais il faut qu’ils soient assez gros, sinon ils ne servent à rien.

Il faut donc trouver l’endroit idéal. J’ai pris plusieurs jours de réflexions : j’ai utilisé ce temps pour protéger le socle avec une huile pour bois incolore.

J’ai trouvé un endroit bizarre, puisque c’est une étagère Billy, coincée entre 2 autres Billy, toutes blindées de bouquins. J’ai fixé mon socle dans un coin avec 2 boulons à travers l’étagère fixe du milieu. Quand je l’utilise, j’ai toujours tendance à tirer sur la poignée avec la main droite pendant que je repousse la presse avec la main gauche. On ne sait jamais, si l’étagère voulait se faire la malle.

Une fois que la presse est installée, y’a plus qu’à…

Oui, il y a du bazar…

Utilisation de la presse :

Je vous ai fait 2 petites vidéos qui montrent la presse au quotidien.

Pour les petits trous, pour les rivets et les boutons pression, une pince perforatrice est à la fois efficace et bon marché (comparez les prix entre les magasins de bricolage et les merceries, ça peut aller du simple au double).

Il existe des rivets double et simple calotte, des boutons-pression de différents diamètres, il faut donc bien réfléchir avant de choisir ses jeux de pose.

Dans cette 2ème partie, je vous montre l’utilisation des poinçons et la pose d’œillets.

Pour mes sacs baroudeurs, j’utilisais des œillets de 8 mm jusqu’à ce que je change de fournisseur pour mes sangles. Les sangles étaient un peu plus épaisses, j’ai dû changer de taille d’œillets… C’est en partie ce qui m’a poussé à investir dans une presse : j’avais beaucoup de mal à faire des trous réguliers dans plusieurs épaisseurs de tissus. Maintenant, j’utilise un poinçon d’un diamètre d’une ou 2 tailles en dessous de celle des œillets parce que le tissu se détend un peu (ce qui n’est pas le cas du cuir.)

Comme je n’avais pas de jeu de pose pour mes œillets (et pourtant, j’ai cherché!), je faisais les trous avec la presse et j’utilisais le marteau pour les poser pendant que ma presse s’ennuyait sur son étagère.

J’ai fini par trouver comment utiliser le jeu de pose pour marteau avec la presse. C’est le sujet de cette vidéo et le truc en plus de cet article…

Je retourne poinçonner… à bientôt !

2 réflexions au sujet de « La presse d’établi »

  1. Très bonne idée comme d’hab, Bab !
    J’habiterai plus près de chez toi; j’apporterai mes petits ouvrages à garnir d’œillets et de rivets.
    Sinon, j’ai regardé ta boutique et je pense faire un petit achat prochainement ou après Noël !
    A propos, je sais que c’est du travail, mais si tu ajoutais une photo de l’intérieur de tes sacs ou un zoom sur un détail, ce serait un plus pour faire le choix entre l’un ou l’autre des coups de cœur.
    J’en connais quelques uns que l’on trouve sur ton blog donc mon choix s’est rétréci.
    Bonne continuation et Bravo-s

    1. Merci pour ta suggestion, les photos, c’est une partie super difficile. J’ai fabriqué de sacs toute l’année pour la boutique, et j’ai fait la bêtise de ne pas faire les photos au fur et à mesure. Ce qui était une bonne idée d’un côté : ça m’a évité de perdre du temps à photographier des sacs que finalement je ne mettrais pas en vente mais d’un autre côté, quand j’ai préparé la boutique en juin-juillet, j’ai galéré comme une malade avec les photos. Là, je commence à me sentir mieux, j’ai encore bricolé un truc (un rail pour mettre des fond photo près de la fenêtre de mon bureau). J’attends une belle journée pour refaire une séance et ajouter de nouveaux produits. Merci pour ton soutien!

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